Le 24 mars 2006 Quel est votre héros ou héroïne préféré(e)?
C'est quoi, un héros?
Un héros est-il forcément un être exceptionnel?
Pourquoi l'auteur recourt-il à la figure du héros?
Qui est votre héros préféré?
Un protagoniste? Un anti-héros?Est-il héros d'un roman, d'une bande dessinée, d'une pièce de théâtre?
C'est quoi un héros préféré?
Un héros qui a influencé votre vie, vous a guidé dans vos choix?Un héros du même sexe?
Un héros qui vous ressemble?
Un héros préféré serait-il un fidèle compagnon?Peut-on adorer le héros d'un roman et en détester l'histoire?
Finalement, qui est le héros?
Peut-on avoir plusieurs héros préférés?Une génération de lecteurs peut-elle avoir son héros préféré?
Un héros préféré peut-il être imposé par la société, par effet de mode?
Le héros préféré naît-il forcément de la fiction?
Un héros préféré n'est-il pas un reflet surdimensionné de soi?
Résumé de la séance:
La discussion a principalement tourné autour de la définition du héros. Le héros est le protagoniste d'une fiction. Il est généralement connu pour sa vaillance et ses prouesses physiques. La mythologie grecque le considérait comme un demi dieu doté de pouvoirs extraordinaires (Hercule, par exemple). Ce type de héros provoque de l'admiration chez certains lecteurs. Tarzan a été cité comme un héros préféré, car il sort de l'ordinaire par son courage et les conditions de sa naissance. A sa manière, Robinson Crusoë est également un héros qui suscite de l'admiration, car il survit seul sur une île déserte. Ce type de héros peut être facilement extrait de l'histoire dont il est issu, et il est connu de tous. On peut également admirer un héros pour son originalité. Solal, le personnage d'Albert Cohen dans Belle du Seigneur, a été cité comme exemple.
Le héros peut également émouvoir. Etre complexe, contradictoire, il nous touche par sa fragilité, son humanité, traits qui facilitent l'identification avec le lecteur. Il peut revêtir la fonction d'anti-héros (certains ont parlé de Frédéric Moreau dans L'éducation sentimentale, Roquentin, dans La Nausée ou le Quichotte) ou de héros qui "font pleurer" (l'Oncle Tom).
Héros qui touchent par leur fragilité, leur humanité, ou qui fascinent par leur singularité, ces différents types de personnages font office de modèle pour le lecteur, qui s'identifie à eux. Qu'il soit le reflet fidèle ou surdimensionné du lecteur, le héros est sans nulle doute le révélateur des désirs du lecteur. L'identification peut dépasser le simple cadre de la fiction lorsque le héros préféré s'immisce dans la vie de ce dernier. Certains ont d'ailleurs avoué que les victoires et/ou les échecs du héros préféré pouvaient servir d'exemple à suivre. Emma Bovary a été citée en guise d'illustration.
La société nous impose parfois notre héros préféré. Certains ont d'ailleurs parlé de conditionnement. L'exemple le plus pertinent a été Le Tour de France par deux enfants ou le culte du Prince Charmant, qui met la femme dans une position d'attente, de passivité. Ici, l'héroïcisation d'un personnage, qui induit une identification entre le héros et le lecteur, facilite la transmission de valeurs morales.
Enfin, le héros n'est pas forcément un être humain ; il peut s'agir d'un oiseau. Jonathan Livingston, le Goëland est la métaphore de l'individu qui aspire à la liberté.
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